| Groupe d'Étude sur la Transidentité |
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| LES STANDARDS DE SOIN - 7° VERSION (2011) DE LA WPATH POUR
LA SANTE DES PERSONNES ("for the Health of Transsexual, Transgender, and Gender Nonconforming People") Il
s'agit de la 7° version des standards,
LE COMMUNIQUE DE PRESSE mis en ligne par la WPATH sur son site 27 septembre 2011
(…) Les nouveaux standards aideront les professionnels de santé à mieux comprendre comment ils peuvent offrir les meilleurs soins aux individus concernés. La présente révision prend en compte que les personnes transsexuelles, transgenre ou non-conformes à un genre ont des besoins spécifiques pour assurer leur bon état de santé et que ces besoins vont bien au-delà des traitements hormonaux et chirurgicaux. Les précédentes versions des standards étaient toujours perçues comme des choses qu'une personne trans devait faire pour satisfaire les cliniciens. Cette version vise clairement les actes que les cliniciens doivent accomplir pour servir correctement leurs clients ("every aspect of what clinicians ought to do in order to properly serve their clients"). Davantage encore que dans les versions précédentes, les révisions 2011 reconnaissent que la non-conformité à un genre n'est pas en elle-même un trouble et que beaucoup de personnes vivent confortablement sans avoir recours à des thérapies ou des interventions. Cette version fournit des repères détaillés pour traiter les enfants, adolescents et adultes souffrant d'une dysphorie de genre qui ont besoins de soins médicaux. De plus, cette version montre la nécessité d'un travail collaboratif entre les personnes et les services de santé, avec une ouverture sur les différents contextes culturels. Le document comporte un appel à soutien de la part de tous les professionnels de santé pour promouvoir des politiques publiques et des réformes législatives qui développent la tolérance et l'équité vis-à-vis de la diversité sexuelle et de genre. Le document reconnaît que le bien-être ne dépend pas seulement de la médecine mais d'un climat social débarrassé des discriminations et encourageant la tolérance.
La WPATH observe que la santé n'est pas dépendante seulement de soins de qualité, mais aussi de l'environnement social et politique qui doit assurer la tolérance, l'égalité et la pleine jouissance des droits civiques. Les
standards présentés peuvent être adaptés par
les professionnels au cas par cas. Ces adaptations doivent être
expliquées aux patients et figurer dans les documents de "consentement
éclairé" ("informed consent"). P.3
Les SOC peuvent être appliqués partout dans le monde, sous réserve d'adaptations locales en fonction des cultures. Ils sont en effet basés surtout sur ce qui se passe aux Etats-Unis et en Europe de l'Ouest. Ils ne se limitent pas à indiquer des soins mais à préconiser des attitudes respect humain et de précautions envers les TTG. P4 Etre
transsexuel, transgenre ou non-conforme à un genre est une question
de diversité, pas de pathologie. La WPATH a déjà
publié un rapport en mai 2010 soulignant l'urgence d'une P5 La non-conformité à un genre se réfère aux personnes dont l'identité, le rôle ou l'expression de genre diffèrent des normes qu'une culture affecte à un sexe particulier. La
dysphorie de genre se réfère au malaise ou à la détresse
("discomfort" or distress") causés par la contradiction
entre l'identité de genre d'une personne et son sexe d'assignation
à la naissance (avec le genre et les caractères sexuels
primaires ou secondaires qui lui sont attachés). La dysphorie de genre peut être largement soulagée par le traitement. Les diagnostics relatifs à la dysphorie de genre. Chez certaines personnes la détresse liée à la dysphorie atteint un tel niveau qu'elle peut correspondre aux critères d'un désordre mental. Mais ce n'est pas une raison pour stigmatiser ces personnes ou les priver de leurs droits. Les classifications internationales telles que la DSM ou l'ICD classent des critères et des symptômes, pas des personnes. L'identité d'une personne ne peut être réduite à son état de désordre mental. P6 Ainsi, il n'est pas inhérent aux TTG d'être "dérangés" mentalement. Ce qui peut être diagnostiqué et traité, c'est leur détresse. Ce diagnostic facilite le plus souvent leur accès à des soins efficaces et aide à améliorer les traitements futurs. IV - Considérations épidémiologiques Il
n'y a pas eu d'études statistiques fiables du nombre de TTG. De
plus leur repérage est plus ou moins facile selon les cultures.
P8 V-Vue générale des approches thérapeutiques de la dysphorie de genre. Les avancées dans la connaissance et le traitement de la dysphorie de genre (DG). Depuis
Harry Benjamin, toutes les observations ont conduit à constater
que les traitements hormonaux et chirurgicaux apportaient du mieux être
aux personnes atteintes de DG. De nos jours, on constate que tout le monde
n'a pas besoin des deux traitements et certaines personnes d'aucun des
deux. Souvent, avec l'aide de psychothérapeutes, des personnes
intègrent leurs sentiments de transidentité dans l'acceptation
du genre habituellement lié à leur sexe et n'éprouvent
pas le besoin de féminiser ou masculiniser leur corps. D'autres
partiellement… Les professionnels de santé peuvent aider les personnes souffrant de DG à se situer et à se positionner de manière plus confortable. P9 Options pour le traitement médical et psychologique de la dysphorie de genre. Les
protocoles de soin doivent être adaptés patient par patient.
La palette d'options est la suivante : P10 Les options pour le soutien social et les modifications de l'expression de genre. En
plus (ou à la place de) des traitements décrits plus haut,
d'autres options peuvent apporter une aide.
Il
y a des différences nombreuses avec la situation des TTG adultes. (…) P21
Les
TTG peuvent avoir recours à l'assistance de professionnels de la
santé mentale pour différentes raisons. Ces professionnels
doivent être formés à ces questions. P23 Il appartient notamment à ces professionnels de : -
évaluer la situation de dysphorie de genre de la personne. S'assurer
que la détresse ne relève pas d'un autre trouble. Le professionnel
en question peut être l'endocrinologue lui-même ou un membre
de l'équipe médicale. Prescription
de la thérapie hormonale de féminisation ou masculinisation
: -
le cas échéant, évaluer l'éligibilité
à la chirurgie (dont la décision appartient au client lui-même)
et la préparer. P27 P28 Les
relations entre les professionnels de la santé mentale et les endocrinologues,
chirurgiens et autres professionnels de santé.
Les autres tâches du professionnel de santé mentale 1
Intervenir de la part de leur client pour fournir des explications et
du soutien en direction de sur son environnement social, et l'assister
pour obtenir des modifications sur les papiers d'identité.
La
culture et ses ramifications pour les prescriptions et la psychothérapie.
P33 Les règles éthiques en lien avec les soins de santé mentale. Les professionnels doivent être certifiés et souscrire à un code éthique. Les traitements pratiqués dans le passé, consistant à essayer de forcer quelqu'un à accepter son genre assigné, ne sont plus considérés comme éthiques. Les problèmes de l'accès aux soins Il n'est pas facile de trouver partout dans le monde des professionnels de santé mentale compétents pour prendre en charge le TTG. La télémédecine peut être un recours. De plus, dans de nombreux pays, l'accès des TTG aux soins appropriés est limité par le fait qu'ils ne sont pas pris en charge par les assurances de santé. La WPATH demande instamment aux compagnies d'assurance d'assurer ces prises en charge.
P 33 et suiv L'hormono-thérapie est une nécessité pour bien de TTG présentant une dysphorie de genre. Elle doit être adaptée au cas par cas. Elle peut procurer un grand confort même en l'absence de chirurgie. L'hormono thérapie peut être prescrite après un bilan psychosocial et un consentement éclairé, et avec un certificat d'un professionnel de santé mentale, à moins que ce soit l'endocrinologue lui-même qui se charge de cet aspect (s'il est qualifié pour cela). Les
critères pour prescrire une hormono thérapie sont les suivants
: P. 35 Le consentement éclairé est indispensable et requiert de plus en plus l'assistance d'un professionnel de la santé mentale, dument formé. Le "modèle du consentement éclairé" mis en place par certaines équipes aux Etats-Unis est valable. P.
36 NDLR Partie technique avec tableaux , non traduite en détail Il n'y a pas de preuves que certains traitements d'hormono-thérapie obtiennent une efficacité plus grande que d'autres sur la transformation du corps. Les risques sont évalués dans un tableau P. 40 P42 La responsabilité des professionnels qui prescrivent les hormones doivent les conduire à respecter une liste de précautions indiquée page 42. P51 IX – Les capacités reproductives Il faut offrir aux TTG la possibilité de congeler leur sperme ou leurs ovules dans un but de procréation ultérieure. On ne doit pas leur refuser. P52
Chacun doit trouver le style, la voix dans lesquels il se sent confortable. Les professionnels peuvent aider à cet objectif, dans des conditions de prudence vis à vis de l'organe vocal. P54 XI - La chirurgie La chirurgie de réassignation de sexe (SRS = Sexe Reassignment Surgery) est efficace et médicalement nécessaire. De nombreux TTG n'éprouvent pas le besoin de chirurgie mais pour beaucoup d'autres c'est essentiel. De plus, ces derniers se sentent plus à l'aise en présence de partenaires sexuels ou dans des circonstances de quasi nudité. Cela peut aussi leur assurer plus de sécurité. Les
études démontrent un indéniable mieux être
après les opérations. Questions éthiques concernant la chirurgie de réassignation de sexe Des
questions de posent par rapport au fait d'altérer des fonctionnements
et des anatomies "normales". Mais il faut que les professionnels
qui ont pour attitude de "ne pas provoquer de blessures" ("above
all, no harm") écoutent les patients souffrant de Dysphorie
de Genre, et constatent combien ces personnes sont bien davantage blessées
de ne pourvoir obtenir les traitements appropriés. Il
est contraire à l'éthique de refuser des chirurgies au seul
motif d'une infection par HIV ou hépatite C ou B. Les relations entre chirurgiens, professionnels de la santé mentale, endocrinologues et patients. Le
rôle du chirurgien ne peut se réduire à l'accomplissement
de son geste technique. Il doit s'impliquer dans l'histoire du patient.
Et il faut une équipe pluridisciplinaire, car le chirurgien s'appuie
beaucoup sur la compétence de l'endocrinologue et du professionnel
de santé mentale. Vue
générale des procédures du traitement chirurgical
des patients souffrant de dysphorie de genre. La question de la qualification de chirurgie esthétique Il
est pertinent de se poser la question de savoir si la SRS doit être
considérée comme de la chirurgie esthétique ou de
la chirurgie de reconstruction, non seulement du point de vue philosophique,
mais du point de vue financier pour les prises en charge par les assurances
sociales. Tandis que la plupart des professionnels admettent que la chirurgie génitale et la mastectomie ne peuvent être considérées comme purement cosmétiques, les opinions divergent quant à savoir dans quelle mesure les autres chirurgies (augmentation mammaire, féminisation faciale…) peuvent être considérées comme purement reconstructives. Il faut se dire que pour une personne souffrant de DG, une modification du nez peut être encore plus médicalement nécessaire que pour une autre personne… Les critères pour les chirurgies La condition principale est la mise en évidence, par un professionnel qualifié de la santé mentale, d'une dysphorie de genre persistante. Les
critères spécifiques pour une chirurgie mammaire : -
les critères pour la metoidioplastie ou phalloplastie des FTM et
la vaginoplastie des MTF. Il faut au préalable : L'argumentation en faveur d'une expérience de vie de 12 mois préalablement à l'opération. C'est
basé sur le consensus des experts cliniques, qui constatent que
cela donne une large possibilité au patient de tester et d'ajuster
socialement le genre qu'ils désirent avant une chirurgie irréversible.
Il faut que la personne puisse assumer toutes les conséquences
que le changement de genre aura sur tous les aspects de sa vie. (…) XII
- Soins post opératoires et suivi XIII – La prévention tout au long de la vie et les soins ordinaires. XIV – L'application des standards aux personnes qui sont dans un environnement institutionnel (prisons…) XV
– Application des standards aux personnes qui ont des troubles du
développement sexuel (inter sexes…) Références
et annexes àpartir de la page 72
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