La transidentité - le transsexualisme
Cela
consiste à ressentir le besoin irrépressible d’adopter,
ponctuellement ou définitivement, les comportements et attributs
sociaux du genre (masculin ou féminin) auquel on s’identifie,
en contradiction avec son sexe génital.
Ce
questionnement sur sa propre identité peut s’exprimer consciemment
dès l’enfance, à l’adolescence ou même
seulement à un âge avancé.
Mais
confronté(e) aux rôles que la société attribue
au sexe de naissance, on va exprimer son malaise de manière plus
ou moins forte et visible : sentiment de différence pouvant conduire
au repli sur soi ou, au contraire, à son expression exacerbée,
voire dans les cas extrêmes au rejet de la vie.
Cela peut faire penser spontanément à l’homosexualité,
mais il s’agit bien d’autre chose. Ce n’est pas l’attirance
affective ou sexuelle qui est en jeu, mais le besoin de s’identifier
et d’être reconnu « en tant que fille » ou «
en tant que garçon ». Cet état se manifeste diversement,
du transvestisme au transsexualisme ; le terme « transidentité
» le désigne de manière globale.
Ce
phénomène a toujours existé, dans toutes les civilisations,
dans toutes les couches de la société et dans tous les types
de familles. On estime à plusieurs milliers les personnes concernées
en France aujourd’hui.
Réponses
?
Il n’existe pas de réponse miracle qui puisse s’appliquer
à tous. Nous croyons que c’est seulement par la reconnaissance
de la diversité des vécus que la transidentité peut
être abordée, comprise et accompagnée.
Qu’est-ce
que la transidentité ?
Il arrive que des enfants naissent avec un appareil génital externe
ambigu. On parle alors « d’intersexués », cas
spécifiques non abordés ici.
Mais dans la plupart des cas, on naît avec un sexe physiologique
défini mâle ou femelle, auquel la société associe
d’emblée le genre masculin ou féminin. Or, il peut
exister un décalage entre le sexe biologique et le genre : un «
mâle » va alors se ressentir femme et une « femelle
» homme. Ce décalage va générer un conflit
intérieur (on parle de « dysphorie de genre »), amplifié
par l’interdit émis implicitement par l’environnement
familial et social.
Nombre
d’hypothèses ont été émises pour tenter
d’expliquer ce phénomène : imprégnation hormonale
intra utérine, cause génétique, conditions psychologiques
des premiers mois de la vie… Aucune n’a pu donner lieu à
ce jour à une validation scientifique. Par défaut, la médecine
a classé les « troubles de l’identité de genre
» dans la catégorie des maladies psychiatriques malgré
l’absence de tout symptôme de dysfonctionnement mental. En
dépit des tentatives systématiques mises en oeuvre depuis
la fin du XIXe siècle, tous les traitements psychiatriques, psychanalytiques,
ou psychothérapeutiques se sont révélés impuissants
à éliminer ce ressenti.
Il
paraît illusoire aujourd’hui, et même nuisible, de chercher
à « guérir » un individu de son aspiration fondamentale
à vivre dans le genre qu’il ressent, voire à «
changer de sexe ».
Alors
que la personne ressent généralement son malaise très
jeune, elle n’est pas forcément capable de le nommer, encore
moins de l’exprimer.
Les situations diffèrent selon le moment de la vie où cela
se révèle.
Souvent,
elle s’efforce de « faire avec » et parvient tant bien
que mal à se construire une personnalité et à se
comporter selon les schémas sociaux attendus : études, réussite
professionnelle, et même mariage, voire enfants. C’est au
prix d’une auto-répression douloureuse qui conduit souvent
à un renfermement mental, source de comportements plus ou moins
incompréhensibles par l’entourage. Le travestissement occasionnel,
et souvent secret, pourra offrir une échappatoire fugace.
Et un jour, quelquefois fort tard, s’impose la nécessité
impérieuse d’entreprendre un cheminement vers soi-même,
pour enfin être bien dans sa peau.
Dans ce type de parcours, la personne a pu réussir une certaine
intégration sociale, mais elle va devoir affronter de grandes difficultés
et une forte culpabilisation vis-à-vis de son entourage.
Pour
certains enfants par contre, l’impossibilité à vivre
dans le genre qu’on leur a assigné se manifeste dès
le plus jeune âge. Si ce malaise n’est pas pris en compte,
ils iront vers l’échec scolaire, l’isolement, et parfois
la marginalisation sociale (dans les cas extrêmes, il peut y avoir
une évolution vers une psychose et/ou des tendances suicidaires).
Leur parcours ultérieur s’avèra alors plus difficile
encore, même s’ils obtiennent finalement la réassignation
sexuelle dont ils ont besoin.
Les
modes d’expression sont multiples
Le
petit garçon que l’on trouve revêtu d’une robe
de sa sœur ou la petite fille qui refuse obstinément de mettre
des jupes et apparaît comme un « garçon manqué
» ne réclameront pas automatiquement un changement de sexe
à l’adolescence ! Parfois, pouvoir adopter plus ou moins
ponctuellement les codes sociaux de l’autre genre peut suffire à
trouver un équilibre. Un certain nombre d’hommes, par exemple,
parviennent à vivre leur désir de féminité
par le transvestisme. La confrontation aux regards extérieurs au
sein d’associations dédiées peut alors leur permettre
un réel épanouissement par le lien social. Mais l’équilibre
ainsi trouvé n’est pas forcément durable.
A
un stade plus marqué, la personne va réellement se construire
une double vie sociale, passant d’un genre à l’autre
en fonction des obligations familiales ou professionnelles.
Dans d’autres cas, il s’agira de vivre sans modification corporelle
dans l’autre genre, ou encore dans un genre non marqué ,
et ceci de manière permanente.
Enfin, des personnes peuvent vouloir recourir à la médecine
pour mettre leur corps en harmonie avec leur psychisme. Pour certaines,
un traitement hormonal sera une solution acceptable, éventuellement
complété par de la chirurgie esthétique ; d’autres
estimeront indispensable une transformation chirurgicale des organes génitaux.
Les
différentes situations évoquées ci-dessus supportent
toutes sortes de nuances, mais surtout ne sont pas figées : on
peut passer de l’une à l’autre en fonction de son évolution
personnelle.
La transition
La transformation physique
Dans le cas des personnes s’orientant vers une transformation chirurgicale
du sexe, des équipes médicales hospitalières ont
établi un « protocole de soins » doté d’exigences
et de critères d’admission très sélectifs et
différents selon les équipes régionales. Schématiquement,
les « candidats » sont « évalués »
pendant un an à deux ans minimum sur le plan psychique, puis peuvent
être admis à suivre un traitement hormonal. Le feu vert n’interviendra
à son tour qu’au minimum un an plus tard pour des gestes
chirurgicaux. Leur délai de mise en œuvre peut quant à
lui durer des mois, voire des années…
En France, les autorités limitent ce type d’intervention
à quelques hôpitaux publics. Mais le faible nombre d’opérations
effectuées ne permet pas aux chirurgiens exerçant en leur
sein d’acquérir l’expérience indispensable.
Du fait du caractère souvent discriminatoire de l’application
de ce protocole, et suite à un certain nombre d’échecs
chirurgicaux, de plus en plus de personnes « transsexuelles »
élaborent leur propre parcours :
- en s’adressant directement à des médecins plus conciliants
(généralistes, endocrinologues, psychiatres, chirurgiens
pour des opérations autres que le changement de sexe lui-même)
exerçant hors des équipes médicales hospitalières.
- et, principalement pour la chirurgie génitale, en se faisant
opérer à l’étranger par des chirurgiens spécialisés
et réputés.
A cet égard, il est regrettable que les autorités sanitaires
française n'aient pas encore pris l'initiative de former (notamment
auprès de spécialistes internationalement réputés)
et mettre en place une ou des équipes référentes.
Le
suivi médical et psychologique
Quels que soient l’objectif final et la procédure choisie,
il s’agit de parcours à fortes implications médicales,
psychologiques, familiales et sociales.
Même limité à une hormonothérapie, le traitement
est loin d’être anodin, entraîne une prise de risque,
et nécessite un suivi médical très sérieux.
Par ailleurs, les années de transition entraînent une fragilisation
et des risques non négligeables de marginalisation : perturbation,
voire rupture de liens affectifs et sociaux (conjoint, parents, fratries,
enfants, voisins, amis), perte d’emploi ou harcèlement moral
et autres formes d’exclusion. Ces difficultés sont encore
aggravées par le décalage croissant entre les papiers d’identité
(et la carte Vitale !) et l’apparence physique.
La personne « transidentitaire » doit prendre conscience que
son évolution a besoin de temps : ce n’est que progressivement
qu’elle pourra s’approprier et faire reconnaître sa
nouvelle image. Bien qu’il ne s’agisse pas à proprement
parler d’un trouble psychiatrique, elle aura tout intérêt
à recourir à un accompagnement psychologique.
La
prise en charge financière des soins
La sécurité sociale prend en charge à 100 % les soins
liés à la transformation au titre d’une « affection
de longue durée » (ALD). Mais le transsexualisme étant
classé dans les troubles psychiatriques de longue durée
(trouble de l'identité de genre), cette prise en charge ne peut,
en pricipe, être accordée que sur demande du médecin
traitant après avis d'un psychiatre.
Elle
couvre alors : L’hormonothérapie, l’épilation
du visage (homme vers femme), l’orthophonie (homme vers femme),
les chirurgies des seins (mammectomie ou mammoplastie selon les cas),
dans certains cas, la chirurgie des caractères sexuels secondaires
(pomme d’Adam, modifications maxillo-faciales).
Enfin, sur production d'un certificat médical cosigné par
un psychiatre, un endocrinologue et un chirurgien, pourra être programmée
et prise en charge la chirurgie de l'appareil génital (hystérectomie,
phalloplastie, vaginoplastie selon les cas).
Traditionnellement, la prise en charge des gestes chirurgicaux effectués
à l’étranger est refusée, mais de récentes
exceptions laissent augurer un certain assouplissement.
Le changement d’état civil
Il a fallu attendre 1992 et une condamnation de la France par la Cour
Européenne des Droits de l’Homme pour que les tribunaux français
ne s’opposent plus aux changements d’état civil demandés
par des « transsexuel(le)s ».
Cependant la procédure reste lourde : il s’agit d’une
requête, voire d’une assignation devant le tribunal de grande
instance, par l’entremise d’un avocat, ce qui induit un coût
de 1500 à 3000 e minimum. En dépit des attestations médicales
fournies et de la jurisprudence, certains tribunaux exigent des expertises
physiques et psychiatriques parfois humiliantes et onéreuses. Le
délai avant jugement définitif est d’en moyenne un
an.
De plus, cette procédure n’est, en général,
recevable qu’après intervention chirurgicale et pour des
personnes non mariées, ou divorcées.
Une procédure alternative ou d’attente est celle du seul
changement de prénom : une circulaire du Garde des Sceaux datant
de 2005 en autorise le principe durant la phase de transition, mais son
application relève de l’appréciation du juge.
Enfin une autre solution provisoire est l'établissement d'un acte
de notoriété (délivré par le greffe du tribunal
d'instance ou par un notaire) permettant la reconnaissance d'un alias
mentionné sur la carte d'identité et facilitant l'obtention
de certains documents de la vie courante avec la mention du prénom
choisi.
A
titre de comparaison, l’Espagne a adopté en 2007 une loi
permettant le changement d’état civil à des personnes
hormonées, suivies médicalement, opérées ou
non.
Réponses à quelques préoccupations
La transidentité est une situation qui mobilise beaucoup
de persévérance, d’énergie et de courage chez
la personne concernée. La réponse la mieux appropriée,
de la part de l’entourage, passe par l’écoute et le
respect. Cela induit, dans la communication avec elle, l’emploi
du genre grammatical correspondant à son aspiration.
«
Ce n’est pas naturel : on est une homme ou une femme, point
barre… »
Au niveau du sexe anatomique, il existe dans la nature de nombreux cas
d’êtres vivants qui sont dotés d’un mélange
des deux sexes, plus rarement des deux sexes complets ou parfois encore
passant de l’un à l’autre. Chez l’humain, les
caractéristiques physiques et psychiques liées à
chaque sexe comportent de nombreuses variations, à partir d’une
distinction entre les deux sexes qui ne s’opère progressivement
chez l’embryon qu’après sept semaines de gestation.
Mais ce n’est pas la nature qui assigne tel comportement au genre
féminin ou au genre masculin, ce sont les habitudes sociales.
L’humanité tente depuis toujours de s’affranchir des
contraintes liées à la Nature pour s’assurer un mieux-être
: il n’était pas au départ « naturel »
pour l’Homme de se construire des maisons, de rouler en automobile
ou de mettre des lunettes ! Se libérer de codes sociaux qui ne
sont plus directement liés à la survie de l’espèce
n’est pas forcément contre nature.
«
C’est de la perversion sexuelle »
Nous l’avons vu, il s’agit avant tout d’un problème
d’identité. Comme dans l’ensemble de la société,
on peut retrouver chez les personnes transidentitaires toute la gamme
des comportements et attirances sexuelles, mais le problème n’est
pas là. D’ailleurs, beaucoup disent avoir une vie sexuelle
malheureusement assez pauvre : avant d’envisager la relation à
l’autre, c’est bien la relation à soi-même qui
est en cause.
« C’est de la provocation »
Certes, la personne transidentitaire « provoque » sans le
vouloir un ordre établi, et bouscule des idées toutes faites
sur ce clivage habituel homme/femme. Mais c’est en réponse
à un ressenti intérieur, non à une volonté
de nuire à un ordre social : son intention est de vivre en harmonie
avec elle-même et avec les autres. C’est justement l’existence
d’un véritable tabou social qui va être à l’origine
de son mal-être.
«
C’est la mode, et vous faites du prosélytisme »
S’il semble qu’il y ait de plus en plus de personnes concernées,
c’est simplement parce que les modes de communication ont beaucoup
évolué, et que ce qui se vivait dans un grand isolement
peut à présent s’exprimer et se partager. A cet égard,
l’essor d’Internet a eu un impact considérable. Pour
autant, la difficulté du vécu lié à ce type
de parcours écarte toute idée que quelqu’un puisse
le suivre par fantaisie ou émulation.
«
C’est un choix égoïste »
On ne choisit pas d’être confronté à la transidentité,
vécue en général comme une fatalité. Ce qu’on
peut choisir, à un moment donné de son existence, c’est
d’y faire face. Et ce choix-là nécessite un grand
courage.
Bien sûr, cela implique un engagement total dans un cheminement
personnel, et l’entourage peut se sentir floué, laissé
pour compte. Mais ce n’est qu’en parvenant à avoir
de la considération pour soi-même que l’on peut vivre
en harmonie avec les autres.
«
C’est que du malheur ! »
Aussi étonnant que cela puisse paraître, et à condition
que le parcours s’effectue dans de bonnes conditions, c’est
au contraire un chemin de bonheur ! En dépit des difficultés
du moment, la personne le ressent dès qu’elle aperçoit
une issue possible à sa condition antérieure.
Concernant les personnes qui s’orientent vers une transformation
corporelle majeure, nombre d’histoires de « changement de
sexe » ont effectivement été vécues dans la
tragédie, quand elles n’ont pas débouché sur
une mort prématurée. Mais l’évolution des conditions
médicales et sociales permet à présent d’envisager
des parcours plus sereins.
Pour les opérations par exemple, on ne peut plus aujourd’hui
parler de « mutilations », tant les progrès réalisés
par les équipes médicales de certains pays permettent de
qualifier ces interventions de véritables reconstructions. Malgré
le peu d’études réalisées sur le sujet, l’ensemble
des professionnels de santé concernés par la transidentité
s’accordent à reconnaître que la plupart des personnes
opérées éprouvent un véritable mieux-être
et peuvent accéder à une meilleure intégration sociale.
Sur le plan social, on constate que des administrations et entreprises
admettent de mieux en mieux la « transition » de certains
de leurs employés. L’ensemble de la société
se montre progressivement plus ouvert. Cependant, un énorme chemin
reste à parcourir pour banaliser la transidentité et éviter
les phénomènes d’exclusion.
Le
cas des personnes qui veulent changer de genre sans chirurgie génitale
peut paraître moins angoissant pour l’entourage, mais peut
s’avérer plus difficile à vivre socialement puisqu’elles
ne peuvent actuellement obtenir un changement officiel de leur état
civil et qu’elles subiront peut-être encore plus de critiques.
«
Ce ne sera jamais un "vrai" homme ou une "vraie" femme
»
C’est vrai, si tant est qu’on puisse définir exactement
ces deux notions. La personne concernée n’en est généralement
pas dupe. Mais ce qui compte pour elle, son objectif fondamental, c’est
le fait d’être considérée homme (pour les personnes
transidentitaires femme vers homme) ou femme (pour le cas inverse) et
de vivre dans l’apparence et le comportement du genre auquel elle
se sent appartenir. La transition va pouvoir permettre de se considérer
soi-même comme un être humain à part entière,
ce qui est essentiel.
Quelques
précisions concernant les termes habituellement utilisés
autour de la transidentité :
Travesti
Concerne habituellement les personnes de sexe masculin qui expriment leur
féminité par le port occasionnel de vêtements de femmes.
Bien au-delà des comportements visibles et parfois outranciers,
il s’agit d’une pratique courante vécue souvent dans
le secret et la culpabilité, notamment par de nombreux hommes mariés.
On utilisera de manière préférentielle les termes
« transvesti » ou « transvestisme », qui n’ont
pas la même connotation péjorative…
Transgenre
Terme traduit de l’anglais transgender et dont la définition
donne lieu à controverses. Il est tantôt utilisé pour
désigner l’ensemble des personnes transidentitaires, tantôt
limité aux personnes qui affirment leur transidentité sans
pour autant s’orienter vers une transformation corporelle.
Trans'
Abréviation communément utilisée pour désigner
toute personne transidentitaire.
Transsexualisme
Il s'agit de la volonté de modification corporelle, qui peut aller
jusqu'à la chirurgie de l'appareil génital. A défaut
de terme mieux approprié, on préférera le mot «
transsexualisme » à « transsexualité »,
auquel la racine « sexualité » confère une connotation
inexacte.
Transsexuel(le)
Se dit d'une personne impliquée dans une démarche de transsexualisme.
Le mot se décline au masculin ou au féminin selon le genre
de destination de la personne concernée.
FtM
De l’anglais Female to Male, désigne la personne
de sexe féminin dans un cheminement vers le genre masculin (s’applique
à tous les cas de figures cités plus haut).
MtF
Male to Female, démarche du masculin vers le féminin.
Syndrome
de Benjamin, dysphorie de genre
Locutions para-médicales désignant les états psychologiques
liés à la transidentité. Harry Benjamin, endocrinologue
américain, fut le premier au début des années cinquante
à préconiser des traitements hormonaux et chirurgicaux. |